FAUBOURG DU GUA

Mardi 30 décembre 2008 2 30 /12 /Déc /2008 17:22
Connaissant le quartier depuis maintenant
plus de trente ans, je peux vous dire qu'excepté
au coeur du mois d'août, les séjours que j'y ai
effectué avaient toujours été ponctués par le
rythme du travail des tanneries, des usines
de délainages, et de teintures.

Dès 8 heures du matin un bruit de fond ,
comme un murmure continuel teintait mes visites
au jardin et me faisait me souvenir quand, étant petit
à Nanterre, notre voisin qui était cordonnier faisait
fonctionner une de ses machines au rythme
d'une pulsation saccadée.

Revenons ici, dans le Guâ, où vers onze heures trente,
un sifflet à la fois grave et strident marquait l'heure
de la coupure de midi, d'une manière brève et impérative.

Alors le rythme de tannerie cessait soudain ...
révélant à nouveau le bruit  de la rivière Arnette,
un bruit de friture bouillonnante, provoqué par la chute brutale
à la chaussée du bout du Guâ.

Pour reprendre à 14 heures et s'arrêter
vers 17 heures, rythme obsédant d'une production
essentielle ...

Parfois ,  c'était une ôdeur tenace
et sucrée comme celle de l'acétone qui envahissait le Guâ,
  ...

Elle était véhiculée par la rivière qui alors
prenait une couleur particulière : c'est que les usines
en amont y déversaient le contenu des bains,

La rivière qui chariait parfois des objets hétéroclites
restant quelquefois coincés à des aspérités de la
chaussée, pour y être désséchés par le soleil implacable
de l'été, quand l'eau se fait rare ...

En balades aussi, j'ai pu constater il y a une quinzaine
d'année en dehors des dimanches et des périodes
de fermetures combien cette industrie marquait bien
sa présence ...

Son parfum
régnait sur la route des usines

Elle marquait son point d'orgue lorsqu'à certains endroits,
une benne servant  à quelqu'usine,  
restait exposée en plein soleil, en milieu
de journée.

Vieille usine aujourd'hui

Ici dans le Guâ, une différence de trente ans montre que
l' activité a périclité et que désormais, elle est exercée ailleurs,
ou bien pour certain que les moyens de production ont accru
la productivité des machines qui nécessitent moins
de main d'oeuvre.


La même usine, il y a presque trente deux ans :
une petite fumée blanche trahit son activité matinale.

Par crabaire solitaire - Publié dans : FAUBOURG DU GUA - Communauté : Balades régionales.
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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 01:54
Si d'ici, on oblique à gauche, on prend alors la rue du Théron.

Cette rue du Théron , à flanc de montagne, surplombe  la rivière qui se dirige tout droit au centre

 ville ...
   
     
   
     
     
Par le crabaire solitaire - Publié dans : FAUBOURG DU GUA - Communauté : Balades régionales.
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 21:47


 
 Le Guâ commence au bout de ce petit pont, à droite.

Ce quartier est donc parcouru par une artère unique , et à sens unique,  le Faubourg du Guâ qui longe  l'Arnette

Après le pont, le Faubourg commence, en obliquant à droite et s'achève au pied de la côte de la Jamarié, qui peut elle-même sur la gauche amener aux "Cabanes" et tout droit amener, en rentrant dans la forêt à l'ancienne église Saint Sauveur, détruite durant les Guerres civiles de Religions, à coup de boulet de canons, et dont il subsiste les ruines.
 
   
 Ci-dessus, l'Arnette, et après la petite inflexion, en haut, il y a la chute de la chaussée (ci-dessous)
 
   
Par le crabaire solitaire - Publié dans : FAUBOURG DU GUA - Communauté : Balades régionales.
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /Déc /2008 21:03


Actuellement les rives de l'Arnette à la
hauteur du Guâ , et aussi plus haut dans
la vallée de la rivière, tout au long de la route
des usines témoignent de la haute activité
industrielle passée de Mazamet,
dans le domaine du délainage, du traitement
des peaux, et du cuir.

   
 
   
 Donc ici, dans le Guâ à Mazamet, 
au bord même de la rivière Arnette, 
les usines qui la bordaient sont à l'état
de friches industrielles, ou ont été rasées
après des incendies.

   
 

Ci-dessous photo prise au printemps 1978, un matin après
une chute de neige tardive.




Et la fumée s'échappant trahit son activité



 
 
Par le crabaire solitaire - Publié dans : FAUBOURG DU GUA - Communauté : Balades régionales.
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 /12 /Déc /2008 22:04
Derrière la haie de tuya, sur la gauche, il y a la riviere ARNETTE, qui prend sa source au pic de Nore, point culminant de la Montagne Noire.

Cette rivière de montagne franchit une chaussée dix mètres plus bas, son saut est à peine audible en été, et parfois même, inexistant s'il n'a pas plu depuis longtemps.

En hiver, son bruit de turbine couvre le son de la voix.

Alors les riverains, pour se parler claironnent à haute-voix  pour se faire entendre.


Par le crabaire solitaire - Publié dans : FAUBOURG DU GUA - Communauté : Balades régionales.
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