Jeudi 17 mars 2011
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Les eaux de l'Arnette franchissant la chaussée le jeudi 17 mars 2011
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A titre de comparaison telle qu'elle était le dimanche 12 mars 2011 vers 14 heures
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Aujourd'hui ce 17 Mars 2011, dans le faubourg du Gûa de nombreux badauds, défilent silencieux et pensifs, emmitouflés dans leur blouson où leur
canadienne, gampette vissée sur la tête, contemplant l'Arnette en furie , ses eaux rugissantes et effrayantes franchissant la chaussée.
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Le parking en face : en novembre 1999 les eaux y passaient
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Cette nuit les automobilistes riverains stationnant sur la rue ont été priés de mettre leur véhicule dans un lieu sûr, les eaux devant monter plus
haut de quatre-vingt centimètres que le niveau que l'on peut voir sur cette photo.
Mais à la mi-novembre 1999, la rivière commençait à emprunter les rues de la ville, passant par ce parking que vous voyez en face et ce fut
bien pire puisque la route des usines, plus haut fut alors dévorée par la rivière !
Depuis samedi 12 mars, il a beaucoup plu, surtout le 16 et comme en 1999, de l'autre côté de la Montagne noire, le département de l' Aude a aussi
été touché par des inondations.
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L' Arnette franchissant la chaussée ce 17 mars
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Comme vous pouvez le voir le climat est assez humide, et il arrive qu'au mois d'avril il y ait des averses de neige sur les cerisiers en
fleurs.
Le mois de février 2008 fut sec et chaud, et la neige revînt en avril : en giboulées .
En été le soleil est impitoyable les troisièmes semaines d'aout 2009 et 2010 nous avons dépassé 40 degrés à l'ombre, il est vrai après un mois de
juillet pourri en 2010 : mais souvent juillet est très chaud : mais cela est banal de le dire.
Mais je crois que cela n'est pas propre à la région mais participe plutot d'une variation du climat qui est générale , partout.
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L' Arnette file vers la ville
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Par crabaire solitaire
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Publié dans : L' ARNETTE
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Lundi 27 juillet 2009
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15:03
Un dimanche, qui plus est par beau temps, et en été, période de vacances où les touristes affluent dans le secteur ! : je ne suis
pas étonné de voir ce matin, vers 10H30 un groupe d'environ cinq personnes en marche résolue rue du faubourg du gûa, " le Gûa" , se dirigeant vers la côte de la Jamarié.
Ce matin, il fait beau et très chaud, le ciel est limpide et l'atmosphère est légère bien que le soleil tape impitoyablement.
Il est prévu sur la région cet après-midi une température de 34 degrés centigrades.
Après une courte escale à la maison pour aller poser le pain que je suis allé chercher à pieds en ville, je ressors, muni de mon appareil photo et j'emboîte le pas à ces promeneurs.
La côte de la Jamarié, sa première partie, habitée et permettant d'accéder sur la gauche au chemin des cabanes , ne me surprend pas : je connais son fort pourcentage : il faut simplement
ménager son pas, à un rythme lentn: elle est tellement pentue que vous pourriez presque la gravir sur le ventre !
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au début de notre ascension
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Elle est de part et d'autres flanquée de petites maisons, parfois agrémentées de petits jardinets.
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Enfin ! Lou cami san tsamès
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Enfin ! Un plat ombragé par les premiers arbres de la colline de Saint-Sauveur, d'où démarrent d'une part sur la gauche le chemin des cabanes qui permet d'accéder à
quelques habitations, et d'autre part la seconde partie du chemin de la Jamarié, lou cami qui est l' "ancienne route du sel" recouvert en partie de gros cailloux , un dallage grossier mais
glissant, patiné par des générations d'usagers de tout acabit, petit chemin insinué dans la colline de Saint-Sauveur.
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Nous évoluons dans un chemin où le soleil n'a pas de mal à percer , créant des
clairs-obscurs.
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Dès le début, ces pavés sont trempés par l'eau qui sourd de partout, transformant par endroit ce chemin en bourbier .
Car l' eau affleure de la montagne et souvent en toute saison ; cette année qui est très humide ne verra certainement pas ce phénomène s'arrêter.
La pente, un peu malaisée continue , bordée parfois de murets anciens, s'écroulant en ruines.
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bordé de murets anciens, s'écroulant en ruines !
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Cet endroit sur la droite en montant fut aménagé au XIX° siècle par Ferdinand Fabre en un jardin fantastico-romantique, planté parfois d'essences non indigènes dont
quelques une ont subsisté.
Mais le plus souvent ce sont des châtaigniers en anciens taillis qui constituent l'essentiel de ces bois.
La nature désordonnée reprend vite ses droits.
Sur la gauche, cela semble plus sauvage, il y a pourtant un sentier qui permet en repartant vers Mazamet, mais par la montagne, d'accéder au roc d'embroche au nom sinistrement évocateur des guerres
de religions.
Au delà ce chemin vous aménerait au dessus du cimetière.
Nous évoluons dans un chemin où le soleil n'a pas de mal à percer , créant des clairs-obscurs.
Bien que l'air soit sec, on sent une humidité qui a hâte de vous coller à la peau et qui pègue ...
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Un autre chemin que l'on ne prend pas sans doute fait-il partie de la boucle de Saint Sauveur
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Après avoir évité de prende un chemin sur la droite , début d'un parcours de 2, 5 kilomètres et fléché par la Mairie,
la voie oblique légèrement sur la gauche, comme si elle contournait un obstacle : sans doute un énorme amas rocheux
dissimulé par la terre et les arbres qui y poussent par dessus.
Au milieu de ce détour, une souche plantée là, comme un éléphant dans un magasin de porcelaine...
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une souche éléphantesque !
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Puis nous arrivons à un petit col, où des panneaux à l'usage des randonneurs ont été installés.
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En haut , ne tombons pas dans le panneau ! Nous sommes bien renseignés !
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A cet endroit, une maison dont l activité principale semble être la bûcherie ... des chiens sur leur gardes ne nous font pas un bon
accueil : heureusement qu'ils sont attachés !
A partir de ce col, nous sommes renseignés : on peut aller au Pic de Nore par un GR : une balade de 14 kilomètres, ou bien aller là-haut, en face : c'est-è-dire à Hautpoul, après une descente, et
une remontée , après avoir traversé la Route des Usines, beaucoup plus longue que le chemin que nous venons de parcourir.
Je suis allé deux fois à Nore par ce chemin, et retour : il nous a fallu la journée entière en partant le jour naissant, au milieu du mois d'août : c'est un chemin qui emprunte jusqu'au Moulin de
l'Oule la Route des Usines, puis attaque la Montagne, vous fait passer par Brettès, et dont la vue plus haut surplombe (nous serions alors sur une ligne de crête) Mazamet, et l'axe Mazamet, Bout du
Pont de l'Arn, Albine etc ... qui vous fait passer par le Triby, avant d accéder par la forêt de Nore, au Pic, dont l'appelation est trompeuse : c'est un simple sommet à 1210 mètres d'altitude
...
On peut aussi, accéder au Lac des Montagnès à 7 kilomètres de là, sans doute en passant par Hautpoul puis le chemin botanique, mais vous devrez traverser, avec prudence alors, la route de Carcassonne ...
Mais revenons à nos moutons, à l'endroit où nous sommes rendus :
Maintenant tout près, il y a l'église Saint-Sauveur en ruines, c 'est vers là que je me dirige, à six minutes à pied d'ici, en suivant sur la droite, la crête du
col où nous sommes arrivés.
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Après avoir bifurqué sur la droite, au col, le chemin de l'église
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moins pentu que le précédent, sauf accidents ...
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Désormais, le chemin est plat : sauf quelques accidents.
On arrive bientôt aux ruines de cette église, ancienne église fortifiée, détruite durant les guerres de religions par les protestants à l'aide d'un canon baptisé "casse-messes".
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des ruines de Saint Sauveur
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Durant les années soixante dix, des fouilles plus ou moins sauvages ont été opérées, puis abandonnées : ce qui doit expliquer les excavations ça et
là.
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au milieu des ruines de Saint-Sauveur
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un petit coup d'oeil vers le Plo de la Bise
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Au milieu de cette église en ruines, on peut voir, en regardant au sud- est le village haut perché d'Hautpoul
surmonté de la statue de la Vierge depuis la fin de la Guerre.
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des excavations encore visibles
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une pierre ouvragée de l'église en ruines
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La resse et le Gûa depuis les ruines de Saint-Sauveur
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Puis en regardant vers le Nord, un beau panorama sur la ville de Mazamet, puis plus au fond, le "Causse", le "Sidobre" et le "Vintrou".
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Beau panorama sur Mazamet depuis les ruines : en haut à gauche le Plo de la Bise sur la route de Carcassonne
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En regardant vers le Nord-Ouest, c'est le point de vue le "Plo de la Bise" sur la
route de Carcassonne qui est visible.
Souvenez vous, à la mi juin nous étions en face, regardant par moment l'endroit où nous sommes aujourd'hui : comme le monde est
petit quand même !
Comme en bas dans le Gûa, les monts alentours forment les gradins d'un théatre antique où les discussions des randonneurs , ceux de tout à l'heure, ils sont déjà en
haut d'Hautpoul , je les vois au rocher de la Vierge, me parviennent , distinctes, sculptées par l'air sec !
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En face le village d'Hautpoul d'où des éclats de voix nous parviennent
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Par crabaire solitaire
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Publié dans : LA JAMARIE
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Jeudi 11 juin 2009
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10:18
Etait-ce la pluie annoncée : le ciel était à présent couvert d'un voile gris qui se déchirant de temps en temps laissait alors
passer les feux du soleil en illuminant les sous-bois.
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La cabane de la Sorcière
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Le chemin qui va au "Centre de la Ville"
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J'avais déjà dépassé la cabane de la Sorcière et le chemin du Centre de la Ville, dont la dénomination , explicite, s'était rappelé à mon bon souvenir, quand
j'amenais mon fils tout petit en balade le dimanche après-midi.
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En suivant le chemin
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qu'on laisse derrière soi
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Les bruits de la ville, vrombrissements de voitures, ronronements de tondeuses, bourdonnements de débroussailleuses ou de tronçonneuses , cris divers de gamins,
jurons occitans , me parvenaient encore, émergeant de ce bruit de fonds comme un souffle qui émanait de la ville dont je m'éloignais en hauteur.
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vue sur la ville dont la rumeur s'estompe
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A présent ce n'était plus qu'un murmure : d'ailleurs en me retournant de temps en temps, je la voyais s'éloigner, cette ville, comme une banquise s'éloigne d'un
navire en haute-mer, tandis que je prenais de la hauteur en m'immergeant dans cette nature qui redevenait vite sauvage, aux rochers affleurant au milieu d'une végétation grasse tant il avait plu
ces derniers mois ...
Les chant des oiseaux, merles, rossignols se substituaient peu à peu à ce lointain vacarme, pour complétement supplanter ce qui n'était plus qu'un soupir lointain.
J'entendais à présent les murmures de la forêt.
Maintenant j'avais en vue le tournant du chemin, marqué par un banc à l'usage des promeneurs qui veulent faire une pause : il est vrai que ça grimpe : modérément, mais sans discontinuer.
Autour de moi, côté gauche, des bois, principalement du chataîgnier, peut-être quelques chênes rouvres aussi, sur la descente de la montagne.
Côté droit l'avers, hérissé de chataîgners de fougères de pointes de rocher, tout un fouilli végétal ... des arbres cassés aussi, sans doute un souvenir de la tempête du 24 janvier 2009.
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Les bois bordant la descente
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Les grandes herbes avaient été fauchées par les services municipaux, pour l'entretien de ce sentier qui est aussi un "extrait" d'un chemin de grande
randonnée.
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L'annonce du virage
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le chemin parcouru à cet endroit
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Arrivé au virage, comme une ondée, le chuintement de la rivière Arnette soixante dix mètres plus bas, qui coule dans le fonds de la vallée, accompagnée
dans ses méandres par la route des usines.
Je remarquais que le sol par endroit que je foulais était sérieusement ravinné : je n'aurais pas voulu être là lors de la tornade du vendredi 5 juin dernier qui a du transformer temporairement ce
sentier de montagne en rivière.
J'étais à présent environné de masses rocheuses énormes ...
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d'ici on entend le chuintement de l Arnette qui coule en contrebas
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Rocher escarpé avez vous donc une âme ?
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Des blocs considérables
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J'étais sous les rochers à la verticale du point de vue de la route de Carcassonne, et en face de moi côté sud-est, je ne pouvais manquer le panorama qu'offre la
colline de Saint-Sauveur et son église en ruine, tout cela perdu dans une végétation arbustive moutonnante, puis, derrière, bien plus haut, le village médiéval d'Hautpoul couronné par la Vierge, et
ses maisons escaladant ses rochers bruns-noirs.
Au fond, dans le lointain, la direction du Pic de Nore, que prend la route des usines ...
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Hautpoul courronné par la Vierge et en premier plan Saint-Sauveur en ruines
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Au fonds, vers Nore
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L'Arnette coule en contrebas
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Alors que je continuais mon chemin, me parvenait régulièrement une plainte lugubre, d'une voix provenant des entrailles de la terre : un viel arbre majestueux voulait
me barrer le passage ... les oiseaux s'étaient tus ...
C'était un vieil arbre qui en avait connu , subi : sans doute avait il été témoin dans un passé lointain de sabats de sorcières, de cérémonies druidiques, de démarches furtives de quelques
elfes à la recherche d'herbes maléfiques ou de simples .
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Le vieux mendiant
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Ces bras étaient tendus vers moi, me quémandant un don : alors je mis au pied de son tronc, à la naissance de ces racines à la vieillesse honorable, une pièce
de deux euros ...
J'entendis un long craquement : il me remerciait ainsi de ma généreuse contribution.
Promeneurs qui passez après moi : ne lui subtilisez pas ce don ! Il vous en couteraît !
A son tour le murmure de la rivière avait disparu et me parvenaient d'autres bruits, allant et venant : j'approchais de la route de Carcassonne que ce chemin rejoignait : cette route à flanc de
Montagne liant Mazamet à Carcassonne sur quarante sept kilomètres, et culminant à huit cent mètres à Saint Saraille.
Des travaux de consolidation avaient été effectués, ainsi que sur l'autre versant de la route : sans doute devait il avoir eu lieu quelques éboulements.
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sous bois où les oiseaux chantent à tue_tête
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Le sentier continue et déjà on entend les voitures sur la route, plus haut
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Les renforts bétonnés de la route
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Le trafic de cette route est assez important.
Je m'y risquais cependant pour faire les quelques trois cent mètres me séparant du lieu dit "Le Plo de la Bise" ou "Point de Vue" qui offre un joli panorama sur la ville en contrebas, en regardant
vers le Nord Nord Est, et au Sud-Est le village d'Hautpoul.
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La route de Carcassonne
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Un car de touriste en provenance de Carcassonne, venait de s'y arrêter et permettait à ses passagers , des gens du troisième âge de s'y dégourdir les jambes
...
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Au plo de la bise la barraque du syndicat d initiative
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Un car de touristes au Plo de la Bise
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Ils étaient de Carmaux, et regagnaient cette ancienne ville minière du Nord du Département du Tarn ...
Ils semblaient tous, ravis de leur voyage et enchantés de la vue qui leur était offerte ...
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Mazamet vu du Plo
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Notice touristique au Plo
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Hautpoul depuis le Plo de la Bise
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Des usines en bas de la vallée de l'Arnette
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Je repris mon chemin en sens inverse,
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Un joli mur presque à la jonction avec la route de Carcassonne
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Sur le chemin de la descente, vers les rochers escarpés, une végétation de genêts, de bruyères différente de celle des sous-bois , juste à côté.
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Le soleil de temps en temps illumine le chemin
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Marchant plus rapidement puisque ça descent, j'arrivais au dernier endroit qui me permet de surplomber quelques toits ...
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Retour sur le plancher des vaches, juste avant d aborder l escalier de boutonnet, dur à tout le monde, miséreux ou non !
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Pour ce soir ma promenade était finie .
Par crabaire solitaire
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Publié dans : BOUTONNET
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Lundi 1 juin 2009
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Oh le drôle d'oiseau
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Quel est donc ce curieux oiseau, qui se tient sur une patte, bougeant peu ou pas, auscultant les eaux vives de l'arnette, près de la vanne ?
Mes gesticulations, pour le prendre en photo, sous le meilleur angle ne le dérangent pas.
C'est la première fois que je vois un oiseau de cette taille, à cet endroit, d'aussi près.
Depuis quelque temps j'ai remarqué que, régulièrement deux ou trois canards survolent de concert le Guâ, à hauteur de la chaussée.
L'eau de la rivière est désormais plus claire qu'il y a quelques années !
Maintenant, l'on voit des pêcheurs s'aventurer à ce niveau.
Autrefois on les trouvait bien plus haut, là où il n'y avait pas d'usine.
Maintenant avec la baisse conséquente de cette activité, les eaux redeviennent propres, et la nature peu à peu, reprend ses droits.
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Les eaux vives de l'Arnette, après avoir sauté la chaussée du Guâ.
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Une recherche sur internet m'a permis d'identifier l'oiseau : il s'agit d'un héron bihoreau.
Par crabaire solitaire
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Publié dans : L' ARNETTE
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Lundi 25 mai 2009
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/2009
02:22
Quelle belle matinée ce dimanche matin !
J'avais effectivement vu de loin, après en avoir entendu parler qu'il y avait des travaux au centre ville : des travaux à flanc de colline, vers la rue Saint-Jacques, pour agrandir et faciliter
l'accès depuis la rue au "Refuge Protestant" qui semble être une maison de retraite médicalisée.
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Travaux au refuge protestant
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Muni de mon appareil photo je m'y rendis à pieds : j'en profiterai pour acheter trois baguettes.
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Avis à la populatione
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Là effectivement les travaux de démolitions sont j'imagine terminés et on en est à la phase où l'on "scrappe" pas mal de terre pour faire les fondations et la place nécessaires pour les
nouvelles constructions.
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Travaux
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Je connais mal cet endroit, n'étant jamais passé par les petites rues affluentes à la rue Saint-Jacques, aussi je découvris avec intérêt ces petites rues retrouvant vite la nature, très éclairées
par ce beau et chaud soleil de fin de printemps.
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Un ti jardin et une tite maison
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Rec des Auriols
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La rue Saint-Jacques, je connaissais assez bien néanmoins, au moins de nom : c'est au début de cette rue que demeuraient une partie des aieux de mes enfants.
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Bas de la rue Saint-Jacques
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Les abords de la Mairie et de l'Eglise Saint-Sauveur étaient ce dimanche matin très fréquentés : en effet, on approchait de onze heures et il y avait marché et sortie de messe.
De plus beaucoup des piliers de bistrot habituels étaient assis aux terrasses des deux cafés face à Saint-Sauveur : passant rapidement aux voisinages, je sus qu'il était question d'un match local
...
Mais passé ces alentours, les rues étaient désertes et peu ou pas de bruit ne sortait des demeures.
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entrée de la rue du Théron
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Les façades cependant n'étaient pas triste, égayées par ce beau soleil ...
Non ; on sentait déjà que la chaleur n'allait pas tarder à écraser l'ambiance : un soleil de plomb !
A partir du Rec des Auriols, après avoir gravi une courte rue très pentue, j'étais comme sur un piedéstal : le refuge est très bien placé, ce surplomb le fait bénéficier d'un cadre agréable, la vue
est belle de là haut.
Redescendant vers l'église Saint-Jacques ( qui est un Temple protestant) je percevais des chants psalmodiés accompagnés par une musique d'orgues.
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Le Temple Saint-Jacques
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Je revins ensuite par la rue du Théron, longeant le cours de l'Arnette et le surplombant parfois de très haut.
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La rue du Théron
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Le surplomb depuis la rue du Théron, sur l'Arnette
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De part et d'autre de la rivière, un autre aspect de la ville : les maisons donnant sur la rivière .
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Le lit de l'Arnette et les maisons la bordant
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Puis je revenais au Guâ, la transistion entre la rue du Théron et le Faubourg du Guâ se faisant au pont enjambant la rivière ...
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Le Pont du Guâ
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Le Guâ
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Par crabaire solitaire
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Publié dans : CENTRE VILLE
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